Vols de mise en garde - UPRT

Vols de mise en garde

Les vols de mise en garde ont pour objectif de sensibiliser les pilotes aux risques de certaines configurations de vol, et de les former pour réagir de manière appropriée.

 

Pour cela il est indispensable de disposer d’un avion de voltige, d’un équipement personnel (harnais et parachute), encadré par un instructeur voltige. Ces conditions permettent d'explorer le vol au-delà des limites du domaine de vol des avions ou des ULM utilisés en aéroclub.

 

Les séances sont organisées au profit d'un ou plusieurs pilotes, soit sur le terrain de Saint-Rambert-d’Albon (LFLR), soit en se déplaçant sur demande d'un aéro-club (1 ou 2 journées).

 

La séance comprend un briefing traitant des risques associés au dernier virage, aux dérapages intérieurs et extérieurs, ainsi que du programme des vols de mise en garde et des manœuvres de sécurité.

 

Le programme des vols de mise en garde comprend des virages conjugués, virages engagés, la réalisation de décrochages (symétrique et dissymétrique), départs en vrille et récupération,  étude du vol en dérapage intérieur puis extérieur, sortie du domaine de vol et apprentissage des manœuvres adaptées à chaque situation. Chaque vol dure environ 25 à 30 minutes.

 

A l'issue de la séance les pilotes maîtrisent le risque du vol lent, du vol dissymétrique, et ont des réactions appropriées pour prévenir la perte de contrôle ou pour revenir de manière optimale dans le domaine de vol des avions.

 

Le coût des séances est établi avec Lyon Voltige lors du contact initial : en fonction des coûts d’exploitation plus éventuellement transit vers le terrain d’accueil. Une aide financière peut être sollicitée par les aéro-clubs aux comités régionaux de la FFA.

 

UPRT 

 L'article suivant est reproduit avec l'aimable autorisation d'Aéro-VFR : http://www.aerovfr.com/ 

Savoir gérer les positions inusuelles…

Upset
Un nouvel acronyme EASA à connaître : UPRT pour Upset Position Recovery Training… Soit la formation à la récupération de positions inusuelles !

Suite à des pertes de contrôle, en aviation générale mais aussi dans le transport public, l’EASA a rédigé un projet réglementaire visant à intégrer la prévention de situations inhabituelles et l’entraînement à la récupération dans les cursus de formation des pilotes, du LAPL à l’ATPL. Une situation « anormale » (upset) est une situation durant laquelle « l’appareil, de façon non intentionnelle, dépasse les paramètres habituellement pratiqués en vol normal ».  

Une telle situation peut mener à la perte de contrôle en vol (LOCI ou Loss of Control in Flight dans le jargon EASA). La formation visée prévoit donc d’entraîner les pilotes à prévenir ce type de situation et aussi à en sortir. Cela se pratique depuis des années sous le nom de « positions inusuelles » sur tous les avions utilisés en école et l’idéal est même de pousser un peu plus loin avec l’usage d’un avion de voltige type Cap-10.

L’EASA vise en priorité les pilotes de ligne, en leur donnant des compétences accrues dans ce domaine par des cours théoriques et de l’instruction en vol, un point révélant que la partie « maniabilité » des cursus professionnels a décru ces dernières décennies pour se concentrer sur la gestion du vol, au détriment des « savoir-faire » pratiqués par le passé mais sans doute occultés pour raisons financières en limitant la durée des cursus pratiques. Après quelques accidents (AF447 en tête), le législateur fait machine arrière avec le classique effet de balancier toujours en retard sur les événements…

L’EASA souligne que si l’objectif premier est la formation des pilotes de transport, cette formation – qui sera obligatoire pour l’ATPL sans doute à partir de 2018 et devra être suivie avant la première qualif de type d’un appareil multi-pilotes – doit aussi être intégrée aux autres formations de pilotes, telles que LAPL, PPL et CPL, même si c’est à un degré moindre.

Pour le futur pilote de transport, cette formation est une « phase importante vers l’amélioration de la capacité d’un pilote à gérer une situation inhabituelle », en lui donnant des stratégies adaptées de récupération pour retrouver une situation normale, tout en abordant les aspects psychologiques et physiologiques. Une partie de la formation pourra se faire sur simulateur de vol.

Dans un document, l’EASA – abordant l’aviation générale – indique que la perte de contrôle est la cause principale d’accidents mortels alors qu’elle ne serait la cause que de 22% des accidents dans l’aviation commerciale en Europe. Ces pertes de contrôle interviennent dans toutes les phases de vol, du décollage à l’atterrissage. La perte de contrôle peut provenir d’une panne moteur durant la phase de décollage, d’une approche non stabilisée ou d’évolutions à basse hauteur avec décrochage.